Comme une soudaine envie d'écrire, comme ca, sans raison. Sans sujet, sans avoir rien à dire. Comme à chaque fois que j 'écris finalement, plus un besoin sans fondement qu'une envie passagère de transmettre quelque chose...Peut être que comme je vois la fin arriver, je commence à réaliser que tout ce que j'ai connu depuis est sur le point d'être achever. Pourtant, pourtant non je ne me sens pas nostalgique ni rien de de la sorte. Je ne sais pas, je ne connais pas cette sentation, je ne saurais lui donner de nom. Elle m'habite, je la sent, elle est là sans pourtant la connaitre. Partagée entre soulagement et anxiété à la fois triste et à la fois heureuse. Personne ne lira peut être jamais ces quelques mots mais, j'ai besoin de les ecrire quand même. Je ne les écris pas pour eux mais pour moi, juste pour moi. Me libérérer, exorciser ce que j'ai en moi... Peut-être même que je ne les publierais jamais. Après tout, il ne sont surmeent pas fait pour être lus, mais juste pour être là comme ca. Je ne me sens pas d'humeur rêveuse, pas d'humeur optimiste non plus. A vrai dire je ne me sens pas particulièrement heureuse mais pas plus précisement mélancolique. Je n'en ai pas le temps. Le temps m'échappe. Tout ce qu'il garde égoïstement avec lui aussi. Je cours après quelque chose que j'ignore. Ces derniers jours, ces dernières semaines... Je suis passive dans le jeu de ma propre vie. J'aimerai profiter de ce qui va disparaitre. Pourtant, rien. Je devrais, mais je n'y arrive pas. Alors je me contente de sourire et de rire bêtement et passivement. Comme une enfant que l'on plante, là, en plein milieu d'une disscussion d'adultes, sans réfléchir particulièrement à ce qui peut habiter la fillette à ce moment précis. Elle en a marre mais se force pour un tas de raison qui la dépassent, qui me dépassent aussi finalement.
Saute, crie, hurle même, dis leur ce qui ne va pas. Qu'il ferai bien de rire, de jouer et de ne penser à rien d'autre de temps en temps.



